Aujourd’hui, lendemain de la diffusion du deuxième épisode de la série 19-2 sur les ondes de Radio-Canada, nous pourrons constater si le succès de cotes d’écoute de la semaine dernière sera égalé. À partir de maintenant, celui-ci résidera majoritairement sur la capacité qu’aura la série à conserver ses téléspectateurs par son contenu, mais pour la première de la saison, je lève mon chapeau à la société d’État pour une opération particulièrement réussie.

Non seulement les consommateurs ont-ils été au rendez-vous, mais le « buzz » créé a largement dépassé le cadre des simples articles de journaux ou blogues de critiques. En fait, ce premier épisode a littéralement été LE sujet dont tout le monde parlait et débattait. Que ce soit sur les médias sociaux, sur les sites web d’information, dans les journaux, à la radio ou à la télé, tout le monde avait un avis.

Diffusé aux médias bien avant la première, le sujet a eu le temps de prendre vie et de devenir si controversé qu’au moment critique, tous tenaient à voir « si c’était si pire que ça ». Bien sûr, le contexte terrible de la fusillade récente aux États-Unis a permis à la controverse de prendre de l’ampleur, mais Radio-Canada a remarquablement tiré son épingle du jeu.

Celle-ci ne s’est pas contentée de relations médiatiques traditionnelles ; elle a profité de l’occasion pour susciter un véritable débat de société. À la fiction est venue se mêler la réalité avec des échanges sur le web, de la sensibilisation et une campagne d’information. L’organisme a donc profité de la très importante médiatisation de cet événement télévisuel pour susciter un débat d’idées et faire réagir, ce qui d’ailleurs devrait faire partir du mandat de notre société d’État.

Résultats ? Conversations à la machine à café, cotes d’écoute élevées, raz-de-marée sur les médias sociaux, débats houleux sur les ondes comme sur les blogues, bref, opération remarquablement réussie.

D’un autre côté, moins reluisant celui-là, on a pu assister à une étrange convergence….Étrange surtout du fait qu’elle nous vienne de Radio-Canada.  Ainsi, quelle ne fût pas ma surprise de voir apparaître le sujet au Téléjournal. Est-ce que l’événement méritait vraiment une place au TJ ? La question se pose assurément…mais on pourra dire que c’est de bonne guerre.

Et l’épisode quant à lui ? De la très bonne télé…d’une violence physique que l’on ne voit pas fréquemment dans les productions télévisuelles québécoises, mais bien plus facile à regarder que plusieurs séries américaines. En fait ce moment de télé nous a surtout permis de voir et d’un peu mieux comprendre la vulnérabilité et l’humanité des policiers – les conséquences de l’horreur sur l’esprit humain. Et sans doute, je le souhaiterais du moins, ce sera ce que nous continuerons de voir dans les prochains épisodes.