L’été est arrivé, et la période des vacances estivales aussi!

Un récent sondage de CROP-CRHA (Ordre des conseillers en ressources humaines agréés) nous apprend que les trois priorités des travailleurs du Québec pour leurs vacances estivales en 2012 sont de se reposer et prendre du temps pour soi (32%), passer du temps en famille (29%) et voyager (24%).

Rien de bien nouveau, me direz-vous.

Mais saviez-vous que, selon ce même sondage, 38 % des répondants indiquent que leurs vacances 2012 ne leur permettront pas de récupérer pleinement ? C’est plus du tiers des travailleurs !

Pourquoi sommes-nous incapables de récupérer ? En fait, la vraie question devrait être : pourquoi sommes-nous incapables de décrocher ?

Les opinions divergent. Le simple fait de soulever la question au bureau entraîne des discussions animées et, ma foi, très intéressantes ! Certains croient que notre travail nous a conditionné à toujours être « connecté » et à l’affût, d’autres croient que la technologie est la seule coupable, le téléphone intelligent incarnant le boulot partout, de Montréal à Tombouctou. Un constat toutefois s’impose : nous sommes tous un peu fous !

Vous connaissez la sensation de se sentir complètement démuni sans votre téléphone intelligent ? Ou une légère panique intérieure quand on le perd ? Ou l’appréhension de revenir de vacances et de de découvrir 400 messages dans sa boîte courriel ?

Vous n’êtes pas seuls !

Fait intéressant, 45 % des répondants au sondage indiquent qu’ils consultent leurs messages professionnels (boîte vocale ou courriel) au moins une fois par semaine lorsqu’ils sont en vacances et 14 % affirment qu’ils le font plus de cinq fois par semaine.

Est-ce possible de décrocher en regardant ses courriels en vacances ? Je crois personnellement que non. Mais si, pour une raison ou un autre (insécurité, stress, nécessité de travailler en vacances, urgence), vous consultez vos courriels, mon conseil est le suivant : fixez-vous une limite. Limitez le temps que vous passerez à consulter vos courriels, en le faisant par exemple le matin. Vous pourrez donc profiter de la journée sans vous soucier du travail.

Je crois aussi sincèrement que des vacances, ça se planifie, et ce au-delà du choix de l’hôtel et de l’achat du billet d’avion. Afin de quitter le bureau l’âme en paix, assurez-vous de bien déléguer et de désigner des collègues qui prendront la relève en votre absence. Gageons que vous vous sentirez beaucoup mieux sur la route des vacances !

Un conseil officiel en terminant : l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés tient à rappeler l’importance d’une pause annuelle tant pour l’équilibre psychologique des travailleurs que pour la productivité globale de l’entreprise.

Conseil non officiel : essayez de décrocher. L’été et les vacances, c’est tellement court. Il faut bien en profiter !

Sur ce, bonnes vacances !

Source : http://www.portailrh.org/presse/fichecommunique2.aspx?f=84436