Nous vivons aujourd’hui dans un monde de plus en plus individualiste.  Les revendications des étudiants ont entraîné une crise sociale majeure au Québec, et cette situation déchire notre province.

Les tenants ou les opposants, peu importe leurs raisons, semblent incapables de tenir compte du point de vue des autres, et se cantonnent dans leur position, laissant très peu de place à la négociation et aux compromis.

Peu importe l’issue de cette crise, on se demande qui paiera demain, et surtout quel sera le véritable prix tant économique que social et politique.  On doit aussi se questionner sur l’exemple que nous donnons aux générations futures.

La rigidité, et souvent aussi le manque de respect envers les autres, le manque de compassion et la violence qui en a découlé donnent une image très peu positive de notre société à ceux qui bâtiront un jour le Canada de demain.

La justice sociale n’implique pas nécessairement des manifestations comme celles dont nous avons été témoins.  Il faut privilégier d’autres moyens de se faire entendre, et dans une démocratie comme celle dans laquelle nous avons la chance de vivre, il faut respecter les élus, la justice et les force de l’ordre, sinon l’anarchie sera vite au rendez-vous.  Les élections sont une avenue à privilégier pour manifester notre accord ou notre désaccord avec les positions du gouvernement.  Je persiste à croire que la résolution de ce conflit existe, et surtout, pour notre bien commun, qu’elle n’est pas trop loin.