Après des décennies de déficits cumulés dans le secteur des infrastructures, les gouvernements ont lancé de nombreux projets pour répondre aux besoins urgents des villes et des communautés. C’est une bonne nouvelle pour les Canadiens, l’économie du pays et les générations futures. Mais, il est peu probable que cette nouvelle ère prometteuse pour le secteur des infrastructures ressemble à celle de l’« âge d’or » qui a suivi la Seconde Guerre mondiale.

L’époque où les gouvernements avaient la liberté de financer eux-mêmes les projets est révolue. Ils doivent dorénavant compter sur l’aide de multiples partenaires et investisseurs particulièrement sensibles aux risques. Pour des questions environnementales, sociales et de sécurité, les gouvernements exigent des promoteurs qu’ils se conforment à un cadre réglementaire long et rigoureux. Cette situation a pour incidence d’accroître la complexité des projets et les risques qui y sont associés. Les projets d’infrastructure d’envergure s’échelonnent souvent sur plusieurs mandats électoraux, une situation qui nécessite un soutien politique continu, surtout dans l’éventualité d’un changement de garde.

Finalement, un nombre croissant de groupes d’intérêt influents et de citoyens s’attende à être consulté et à prendre part aux décisions qui les touchent ou touchent leurs constituants. Inconnue il y a quelques années à peine, la notion d’acceptabilité sociale fait maintenant partie du langage courant des décideurs à l’instar du concept de « développement durable » à la fin des années 80. Pour plusieurs décideurs publics, le degré d’acceptabilité sociale est devenu une préoccupation de premier plan dans l’analyse des projets. Dans l’ensemble, l’environnement sociopolitique et réglementaire des projets d’infrastructure a changé de façon radicale au fil de la dernière décennie. Les promoteurs doivent aujourd’hui composer avec de multiples intervenants faisant valoir des intérêts divers et exprimant souvent des points de vue divergents. Bon nombre d’entre eux ont la capacité d’unir leurs forces et d’influencer le cours des projets, parfois de manière imprévisible et déplaisante.

Pour cette raison, un plan de gestion complet des risques pour un projet d’infrastructure doit dorénavant inclure une  analyse rigoureuse des parties prenantes accompagnée d’une stratégie d’engagement tenant compte de tous les publics cibles importants, dont les gouvernements, les communautés, les entreprises et les utilisateurs finaux.

L’élaboration d’une telle stratégie requiert une compréhension intime du milieu social et politique où l’infrastructure sera construite. La mise en œuvre de la stratégie d’engagement visera à mettre en relation l’équipe de projet avec les principaux intervenants et les alliés, à encourager des communications franches et un dialogue ouvert, à répondre aux divers besoins et intérêts, à rectifier les perceptions erronées, à gérer les attentes et, enfin, à assurer une préparation aux situations de crise. Il en résultera un plus grand soutien du public et de la classe politique, davantage de prévisibilité et, ultimement, l’établissement de relations de confiance.

Pour concevoir et mettre en œuvre une telle stratégie, il est essentiel d’avoir recours aux services d’un spécialiste en communication stratégique et en engagement. Ce professionnel apporte un point de vue, une expertise et un savoir-faire complémentaires à ceux du directeur de projet, de l’ingénieur, du concepteur, du conseiller juridique, de l’analyste et des autres experts techniques qui prennent traditionnellement part à ces projets.

En travaillant de pair avec les experts dès le début du projet, le spécialiste en communication stratégique et en engagement contribuera à anticiper et à gérer les défis sociaux et politiques qui surviennent inévitablement au cours d’un projet.