Voilà l’automne et je comble mes moments libres en regardant pour une quatrième fois la série The West Wing d’Aaron Sorkin. Mon émission de télé préférée de tous les temps, et elle est toujours autant d’actualité aujourd’hui que lors de sa première diffusion.

On me demande souvent pourquoi j’en suis aussi maniaque. Outre la qualité du scénario, de même que la formidable distribution de rôles (je n’arrive toujours pas à ce jour à décider qui est mon personnage préféré), l’émission est presque autant axée sur les RP que sur la politique. À elle seule, la première saison donne plusieurs exemples de risques et d’enjeux auxquels sont confrontés les professionnels des RP.

En voici quelques-uns :

Pas de Off the record

Je ne pourrais vous dire combien de fois on prononce ces trois mots. Ma préférée provient de l’épisode 13 (Take Out the Trash Day). CJ, la porte-parole de la Maison-Blanche, a reçu un ordre auquel elle ne peut se plier du service des communications concernant le droit des gais et une loi sur les crimes haineux qui se fait écrabouiller.

D’avis qu’il faut divulguer l’information en douce, elle tente de la révéler à un journaliste (Danny), mais il la convainc de laisser tomber, lui laissant savoir que tout ce qu’elle pourrait révéler risquerait de coûter à l’un ou à l’autre son poste et ruiner leur amitié.

Leçon à tirer : Les révélations confidentielles « Off the Record » peuvent causer des dommages des deux côtés de l’équation, il ne faut donc pas y avoir recours.

Toujours respectez le porte-parole

Dans l’épisode 15, Celestial Navigation, une journée typique à la Maison-Blanche est décrite en détail par le chef de cabinet adjoint Josh Lyman devant un public captif d’étudiants universitaires. Encore une fois, il se met les pieds dans les plats, mais cette fois, c’est entièrement sa faute.

Quand CJ n’est pas en mesure de tenir une rencontre de presse à cause d’un traitement de canal imprévu, Josh décide de s’en occuper, sans préparation et avec une attitude autoritaire, hautaine et insultante. Inutile de dire que la pagaille s’ensuit.

Leçon à tirer : Un porte-parole est formé pour traiter avec les médias. Il ne faut pas manquez pas de respect envers les médias et ne pas franchir les limites de la salle de presse.

Ne jamais retenir d’information du porte-parole

Dans l’épisode Lord John Marbury (épisode 11), une invasion potentiellement mortelle se produit entre l’Inde et un territoire détenu par le Pakistan, et tous les membres importants du cabinet, sauf la porte-parole CJ, assistent au briefing. Quand elle demande quel est le but du briefing, ils la renvoient et lui disent qu’elle saura tout le lendemain matin, sans lui révéler le moindre détail ou l’aviser de fermer la salle de presse pour la journée. Bien entendu, on lui pose LA question sur l’événement, dont elle ne sait strictement rien, et elle répond qu’elle sort tout juste du Bureau Ovale, et que toute l’histoire était une farce. Le lendemain, renversement de situation et elle a l’air d’une idiote devant les médias, alors qu’en fait, ce sont les membres du cabinet de la Maison-Blanche qui ont négligé de faire connaître l’information.

Leçon à tirer : les porte-parole sont les yeux et les oreilles et, plus souvent qu’autrement, la bouche d’une organisation. Il faut les gardez alertes et bien informés.