Les libéraux provinciaux s’organisent ces jours-ci pour se choisir un nouveau chef. D’un côté,  les candidats potentiels qui sont associés à Jean Charest. De l’autre, le nom de candidats nouveaux venus circule. Hommes d’affaires, anciens ministres, nouvelle génération; il est sain de constater que la course qui se dessine présente des options.

Il est possible, à la lumière des travaux à venir de la Commission Charbonneau, que le parti libéral du Québec en ressorte profondément blessé, son image à refaire, sa base à reconquérir. Sur la scène fédérale, l’enquête Gomery a changé à jamais le parti libéral du Canada, un parti avec une image à refaire et avec une baisse dramatique de sa base électorale au pays.

Le déroulement de la Commission Charbonneau sera donc déterminant dans les décisions que les membres du PLQ prendront quant à leur prochain chef. Car il est possible que le parti doive se renouveler, avec à sa tête du nouveau sang. Les noms qui ont circulé à l’extérieur de l’entourage de Charest pourraient donner un nouveau souffle au PLQ.

Quoi qu’il en soit, en démocratie, une opposition dynamique est souhaitable, surtout face à un gouvernement minoritaire qui doit représenter l’ensemble des Québécois et Québécoises. La première ministre Pauline Marois a promis que son gouvernement sera rassembleur et qu’un climat de collaboration sera instauré avec l’opposition. D’entrée de jeu cela est sage, puisque le gouvernement Marois va devoir négocier avec ses collègues des autres partis s’il désire faire passer ses idées, être un gouvernement d’action qui livre des résultats concrets à court terme.

Par ailleurs, la période budgétaire sera l’occasion pour le gouvernement péquiste de mettre de l’avant des éléments importants de son programme et de tester l’opposition.  Ce sera sans doute le test le plus important pour Pauline Marois, ancienne ministre des Finances elle-même, et pour son ministre des Finances et de l’Économie, nouveau venu en politique, Nicolas Marceau. La question que beaucoup de gens se posent est de savoir si ce gouvernement, qui n’a pas fait campagne sur ce thème, s’attaquera à la taille de l’État dans son programme financier, un élément fort de la campagne de la CAQ et une promesse non livrée du gouvernement Charest.

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