Si elle ne l’est pas, vous n’êtes pas seuls. Selon l’étude «Villes virtuelles 2012, Atlas des municipalités québécoises sur le web 2.0» , publiée la semaine dernière, 42% des 50 plus grandes municipalités au Québec n’entretiennent aucune présence sur le web 2.0. Les auteurs de l’étude, Isabelle Gagné et Hugues Chandonnet, ont examiné la présence web des 50 plus grandes municipalités québécoises entre mai et septembre 2012.

La grande gagnante? Il s’agit de Gatineau. La capitale de l’Outaouais fait figure de pionnière avec ses nombreuses initiatives dont sa page Facebook comptant 3 406 abonnés, soit la page comptant le plus d’adeptes parmi toutes celles étudiées. En plus de sa présence sur les réseaux sociaux, la ville se démarque également par ses nombreuses initiatives de communication numérique, dont un service d’alerte par message texte, un site optimisé pour les appareils mobiles ainsi qu’une excellente gestion de la conversation avec le public, selon les auteurs.

Les villes de Québec, Montréal, Laval, Shawinigan, Sherbrooke, Boucherville et Lévis font également bonne figure: elles comptent toutes plus de 1 500 abonnés sur Facebook et Twitter. Fait étrange, la ville de Québec n’a aucune page Facebook officielle, mais on y retrouve deux pages non-officielles  lancées par des citoyens qui comptent au total plus de 50 000 adeptes. Ce n’est pas parce que l’administration de Régis Labaume rejette le 2.0 puisque la ville détient bel et bien des comptes Twitter et YouTube administrés par une représentante de la ville. Étrange!

Quand à Terrebonne, Repentigny et Brossard, malgré leur population de bonne taille, elles n’ont aucune présence sur les réseaux sociaux. De quoi donner raison à ceux qui insinuent que ces villes sont de véritables dortoirs?

Les résultats de l’étude prouvent que les citoyens veulent suivre leur ville sur les réseaux sociaux. On y remarque d’ailleurs que les comptes Facebook des villes ont un taux d’engagement près de trois fois plus élevé que celui des marques les plus populaires. Par exemple, le taux d’engagement de la page Facebook de la populaire campagne Brigade du bonheur de Coke, s’élevait à 4,3% en septembre. Le taux d’engagement moyen des pages Facebook des villes étudiées est quant à lui de 13,9%. On peut donc dire que les citoyens s’intéressent à ce que leur ville a à dire et sont souhaitent également échanger avec elle de manière virtuelle. Les médias sociaux sont donc une courroie de transmission idéale pour que les municipalités puissent prendre le pouls de leurs citoyens.

Toutefois, il ne suffit pas d’être présent sur les réseaux sociaux… reste également à respecter les meilleures pratiques dans le domaine. La ville de Saguenay en est un bon exemple. La page officielle de Saguenay porte le nom de Ville en action… pas évident à trouver pour quelqu’un qui effectue une simple recherche du nom de la ville sur Facebook! Ce branding déficient risque de leur poser de plus en plus de problèmes de référencement à mesure que leur renommée grandira. Et comme il est pratiquement impossible de renommer une page Facebook, le maire Jean Tremblay se verra-t-il forcé de dire « Bye là là » aux adeptes de sa ville et de tout recommencer à zéro?